L’art de vivre Vipassana où l’expérience d’une purification

Aujourd’hui j’ai envie de partager une expérience : celle de Vipassana.

Par où commencer… Un petit retour en arrière s’impose. Je ne sais plus comment j’ai été introduite à Vipassana, si quelqu’un m’en avait parlé où si je l’avais lu, mais cela faisait au moins deux ans que l’idée me trottait dans la tête.
Il faut dire qu’à cette période je me posais déjà quelques questions sur le sens de la/ma vie. Je démarrais dans le monde des « adultes »; un bon travail dans la communication, une jolie maison…et les bonnes nouvelles s’accumulaient puisque mon bel amoureux officialisait nos 7 ans de relation en me demandant en mariage. Tout pour être heureuse en somme.
Un cocon confortable qui était néanmoins nourrie de nombreuses dépendances, peurs et croyances. J’étais dans un processus où je collectionnais les désirs pour être heureuse, planifiais le futur et laissais très peu de chance au moment présent de s’épanouir. J’avais peur d’ ÊTRE, tout simplement.

Puis il y a eu les attentats du 13 Novembre, et cela a contribué à une prise de conscience : savourer l’instant.
Je me rendais compte que j’aspirais à davantage de liberté, de lâcher prise et que je voulais surtout me (re)trouver. Je renonçais alors au mariage qui avait été préparé puis au CDI et empruntais le chemin de l’aventure. Sur cette route, je fis la rencontre de personnes éveillées; chaman, kinésiologue taoiste, communauté autosuffisante bouddhiste. Tous vivaient simplement et trouvaient le bonheur dans le moment présent. Ils m’ont ainsi réveillée et inspirée contribuant au passage à mon envie d’évasion et de spiritualité. Mais avant cela, il fallait que j affronte quelques peurs : celle d’être seule, loin des personnes que j’aime, prendre l’avion et m’exprimer (une langue que je ne connais pas) bref sortir de ma zone de confort. C’est ainsi que je décidai de partir en Australie. Cette destination combinanait parfaitement toutes mes craintes. Le rendez-vous en terre inconnue était pris, je m’envolais le 11 Décembre 2016.
À peine arrivée que l’idée de Vipassana ressurgie.
Ainsi, je m’inscrivais à la seule session disponible du 9 Août, ça avait du succès !

Les mois passèrent et l’heure de mon Vipassana arriva. Du peu que je savais, il fallait tenir 10 jours sans parler à méditer pendant 10 heures dans une seule position. Les seuls breaks étant le petit dej et dejeuner.

J’avais déjà fait des semaines de silence et je méditais un petit peu mais là ça s’annonçait corsé…

Arrivée au centre de Dhamma Ramsi, littéralement le Dhamma du rayon de soleil, femmes et hommes furent séparés puis tous nos jouets (portable, livres, carnet, stylo) nous ont été confisqués. Je découvrais ensuite l’endroit, magnifique, perdu dans la jungle, faisant face au mont Cooroora, un vrai petit coin de paradis. Puis à 7h le Gong retentie, l’heure du silence avait sonné ! S’en suivirent 2 heures de méditation audio guidée par Goenka ( qui est à l’initiative de l’expansion de Vipassana dans le monde ) avec pour seul objet d’observer sa respiration. Suivis de ses chants qui sont très…surprenants !
Mais tout ceci n’était qu’un avant goût.

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, le Gong nous réveilla à 4h du matin, c’était partie pour la première journée. Et quelle journée !
Je crois que celle-ci fut la plus difficile pour moi. On avait reçu les mêmes instructions que la veille, à savoir, observer sa respiration.
Cependant, mon cerveau en avait décidé autrement, tellement agité… Non seulement je n’arrivais pas à me concentrer mais en plus de ça, cela partait dans tous les sens : histoires du passé, des pensées pour le futur, toutes les 2 secondes ça changeait de sujet… il y avait du boulot.

Au fil des méditations de la journée, j’étais exténuée, tant et si bien que je piquais du nez toutes les 5 min. La bonne surprise fut qu’à 18h on avait un cours vidéo de Goenka sur la technique. Enfin un petit échapatoire à la méditation ! J’appris que cette technique était la plus ancienne des méditations, apparemment longuement réfléchie par le Buddha qui rechercha l’origine de la misère de l’Homme. Au fil de ses réflexions et expériences il découvrit que cela provenait des Désirs et Aversions dont l’homme se nourrie pour être heureux/malheureux. Celles-ci provoquent en lui des Sensations agréables/désagréables dont il devient dépendant et le font réagir avec impurté : haine, colère, égo, jalousie..
Pour se purifier, l’idée est donc de se reconnecter avec ses sensations, de les Observer calmement, afin de ne plus émettre de jugements positifs ou négatifs sur celles-ci et de ne plus réagir en conséquence.
En s’accordant du temps pour soi en apprenant à décoder les messages du coeur, du corps…
La société nous amène en effet à ressentir les plaisirs fugaces issus de la satisfaction des désirs alors que la vraie joie vient de l intérieur.
Plus on se tourne vers l extérieur pour chercher des satisfaction plus on ressent le manque. Plus on court apres les désirs moins on est satisfait. En trouvant la joie au plus profond de soi même, ce pour quoi on est fait, ce qui nourrie, illumine, alors les désirs et réactions s évaporent d’eux meme. Ils se disolvent.

Les 3 premiers jours, pour affiner son observation et se familiariser avec la technique, l’étude se porte sur une toute petite zone du corps : l’entrée des narines.
C’est aussi lors de ces 3 premiers jours que j’ai redécouvert l’ennuie.
Pendant nos moments libres, sans jouets, le temps semblait si long, et je tournais parfois en rond. Mais qu’est ce que c’était plaisant de voir le temps qui…ne passe pas ! Ça m’a replongé en enfance, l’époque où les journées étaient sans fin. Je me suis surprise à tout observer de nouveau : soulever un caillou et regarder les insectes qui y vivent, observer les autres élèves de Vipassana, leurs habitudes : celle qui marche à n’en plus finir, celle qui crée des sculptures avec des branches, celle qui écrit des mantras avec des feuilles, celle qui jongle avec des pierres…ça avait de quoi nous connecter à la nature et nous reconnecter avec notre créativité ! Il faut dire que dans notre société, l’ennuie n’a pas beaucoup sa place, entre les nouvelles technologies et notre besoin de s’agiter on trouve toujours quelque chose à faire.
A croire que grâce à elles, on se sent vivant ! Et on en veut encore et encore car elles nous procurent des émotions : une actualité nous concerne, on ressent une émotion, quelqu’un pense à nous, une émotion, et on reste alors connectés à tous ces réseaux sociaux… il n y a aucun mal à cela mais encore une fois, à force d être absorbé par ce qui vient de l extérieur on perd le contact avec nous même.

Pour ma part j’ai souvent eu l’impression d’être conditionnée à faire des choix qui ne me ressemblait pas toujours, comme si je ne me connaissais pas. Et quand on ne se connait pas on laisse nos illusions diriger notre vie qui nous poussent dans telle direction. Au fond de nous, notre conscience sait qu’il ne s’agit pas de la réalité et qu’on fait fausse route . On n’écoute pas notre coeur et on laisse ces illusions nous mener en bateau et nous priver d’une vraie liberté. Au risque de devenir esclave de nos illusions.
Mais comment preter attention a notre petite voix intérieure avec le brouhaha extérieur ? En cela, Vipassana est intéressant.

Et c’est lors du quatrième jour, qu’on rentra dans la technique Vipassana ! Il s’agissait de scanner son corps en le balayant de la tête au pieds, le tout en restant dans 1 seule position sans bouger. Chaque jour on approfondissait un peu plus la technique avec les cours qui étaient donnés le soir, jusqu’à arriver à un scan « interne » pour une observation plus en profondeur.
L’ idée est de ressentir toutes les sensations subtiles du corps (agréable et désagréable) et de rester Equanime afin ne pas émettre de jugement positif ou négatif sur ce que l’on aime ou pas (la colère se ressent par exemple comme une chaleur intérieure). Ainsi l’on se défait du désir et de l’aversion que nous procurent ses sensations et dont l’homme est dépendant (on est aussi bien dépendant des sensations négatives).
Selon la technique, il y a un stade où l’observation et les sens sont tellement aiguisés que l’on ressent alors toutes les vibrations du corps, c’est un moment où l’on va très en profondeur dans l’inconscient (où nos impuretés sont emprisonnées; nos croyances, peurs, ego…). À ce moment là ressurgissent alors ce que Goenka appelle les Sankharas, qui représentent les valises de notre expériences, de notre passé, de nos ancêtres, que l’on avait bien enfouie en soi et qui remontent à la surface. Si l’on reste equanime on cesse alors de générer de nouveaux « Sankharas ».

Je pense que c’est ce qui m’est arrivé le 7ème jour, après les 3 premiers jours difficiles, j’avais ressentie dès le 4 ème jour que mon esprit n’était plus autant agité. Je me sentais calme et beaucoup plus attentive à mes sensations et réactions. Bien sûr j’avais observé mon égo, mon manque de confiance en moi, ma peur d’être désaimée remonter à la surface. La nuit je faisais également de terribles rêves, mais j’avais réussi à les « désintégrer » avec la technique, j’étais plutôt fière de moi.

Le 1er discours de Goenka avait été de nous prévenir que le 2ème et 6ème jours étaient les plus difficiles et que beaucoup de personnes quittaient le lieu ces jours là. Et en effet, ça avait été le cas, le nombre d’élève diminuait. Le 2e jour parce qu’il fallait se confronter à soi même, dans le silence, coupé du monde à méditer pendant des heures et écouter un discours parfois enfantilisant de Goenka.
Et le 6ème jour car ce soir là, Goenka abordait des sujets facheux comme la souffrance, la maladie, la mort.
L’approche se veut en effet réaliste : nous ne sommes que vibration, de notre naissance jusqu’à notre mort, tout n’est que changement; on grandit, vieillit et meurt. Sur ce chemin, la souffrance est inévitable, plus encore si l’on s’attache, car le jour où ne possède plus cette chose, personne (puisqu’il y a une fin à tout) alors on sombre dans la misère. La technique n’étant pas un culte ou une religion, ne promet pas le bonheur après la mort ou le paradis, mais propose d’expérimenter cette vie, ce moment, en se détachant de la souffrance. Vipassana permet en effet de retrouver l’équilibre, la paix intérieure.

Après ce sujet lourd, je passais pourtant une très bonne nuit. La journée du 7 ème jour se passa divinement bien, je me sentais calme, heureuse, d’humeur à rigoler.
Chose que je ne manqua pas de faire (intérieurement).
En effet, avec la technique, les miasmes intérieurs ressortent, et bon nombre des participants devinrent malades, ça toussait, reniflait dans tous les sens, on devait atteindre le noble silence mais ce n’était pas toujours le cas… avec des éructations digne de jurassic Park !
Puis résonnaient les chants de Goenka et là aussi je ne manquais pas de sourire. Bref, une superbe journée qui se poursuivait par un délicieux déjeuner et avec comble du luxe, un précieux moment avec un gourou.
Depuis tous ces mois en Australie, je n’avais pas vu un seul Kangourou. Une vraie déception !
Quel bonheur, j’avais eu en constatant qu’une dizaine de kangourous sauvages nous « attendaient » après chaque méditation.
Ils nous offraient un superbe spectacle, les mâles en mal d’affections à courir derrières les femelles, les petits à se tirer les oreilles et se taquiner gentiment. J’étais aux anges.
Mais ce jour là fut particulièrement magique ! J’étais assise à les contempler, quand une maman se mit à se rapprocher de moi, elle avait un kinder surprise dans sa poche d’à peine une semaine. J’étais un peu appeurée dans le sens où il m’arrive souvent des histoires avec des animaux sauvages ( cf : le perroquet, le singe de Bali, le raton laveur à Paris pour ceux qui s’en souviennent) et je voyais petit à petit ses longues griffes se rapprocher de moi… Mais je n’ai pas bougé, j’ai respiré lentement, elle est alors venue face à moi, me renifler puis elle a relevé sa petite tête et m’a regardé intensement dans les yeux pendant un long moment. En face à face j’ai ressentie beaucoup d’amour, comme si elle me disait que j’étais sur le bon chemin.

C’est donc avec le sourire jusqu’aux oreilles que je me rendis à ma méditation de 18h. Celle-ci fut exceptionnelle, j’étais pleinement consciente de mes sensations. Vraiment dans le présent. Arrivèrent alors ces sensations, crépiter partout dans mon corps, ce fut bref et et subtil, mais c’etait comme si le corps tout entier vibrait. Après cette curieuse sensation, je me sentais encore plus détendue et apaisée.
J’avais beaucoup de chance car qui plus est, depuis le début de Vipassana je n’avais pas ressentie de douleur physique, comme le mal de dos ou les douleurs extremes dans les jambes en restant immobile.
Comme à l’usage après cette méditation, je me rendis au cours enregistré de Goenka.

Pendant 1h30, il a parlé de sujet très profond, sur la mission de vie. Avec cette technique, l’idée n’est pas de se couper avec le monde dans lequel on vit. A part devenir nonne et vivre de l’aumone, l’homme doit travailler.
Travailler, certe, mais pour une bonne raison. Trouver un travail qui ne nuie pas à tout ce qui vit sur cette terre ( Hommes, animaux, nature..) mais qui au contraire contribue à une bonne action, permettant ainsi d’être heureux de gagner cet argent pour cette cause. Il n’y en effet aucun mal à vouloir gagner de l’argent mais c’est d’où celui ci provient et ce qu’on en fait auquel il faut réfléchir. Le sujet était porté sur une vie saine pour être heureux. Marcher avec la nature main dans la main, vivre l’amour inconditionnel : donner sans attendre, avoir de la compassion pour tout être vivant et se débrasser de l’égo, de la manipulation, de la haine… sans peurs il n’y a qu’amour.

Le thème du cours était magnifique, plus on ouvrait notre coeur et plus on prenait conscience de cette pureté, de cette sagesse.

Une fois le cours terminé, on retournait comme d’habitude dans le hall pour une dernière demie heure de méditation avant de se coucher.

Mais cette fois, il y avait du changement au niveau des sensations.. je ressentais comme un vent à l’intérieur de moi, une tempête même ! J’étais très agitée, l’estomac noué, impossible de méditer.
À peine sortie du hall, en direction de ma chambre, je sentais arriver l’angoisse, cela faisait un moment que cela ne m’etais pas arrivé. Une fois dans mon lit, tout est remonté, une lourde valise du passé, que j’avais pris soin de ranger, se réouvrait, c’était le déluge! Cette nuit là, je n’ai pas beaucoup dormi, mais en reprenant la technique de Vipassana, en observant, j’ai appréhendé le sujet différemment, puis je me suis endormie.

Le lendemain, le 8e jour, je me sentais plus légère. A la pause de midi, j’allais voir le professeur ( c’etait le seul moment où l’on pouvait reparler et poser des questions en tête à tête).
Depuis le début, j’avais eu 3 questions :

– Dans la technique il est dit qu’il ne faut pas s’attacher puisque tout n’est que changement et qu’il faut vivre dans le moment présent. Mais quelle place alors pour les projets et les rêves ?
Sur quoi ma professeur Monika, me répondit qu’on pouvait tout à fait avoir des rêves pour le futur, mais l’important c’était de prendre du recul, de ne pas s’attacher à l’idée que ça doit se faire. Si cela ne se fait pas, pas déception ou encore no worry comme il disent en Australie.

-Ma 2e portait sur les réactions. Il ne faut pas avoir de réactions selon la technique. C’est bien gentil, mais c’est quand même ce qui nous aide à agir (un lion dans la jungle ou une femme qui se fait battre on ne va pas rester sans rien faire ?)
Encore une fois, Monika me redirigea vers cette notion de balance, d’équilibre. D’observer les sensations, ressentir les émotions (haine, colère) pour ne pas réagir au quart de tour. Être mesuré en somme.

-Enfin, ma 3e question était sur cette terrible valise ( Sankhara) qui était remontée à la surface et m’avait empêché de dormir. Comment l’appréhender ?
Là ça devenait plus subtil. Pour supprimer un Sankhara, il fallait dévaloriser la valeur de la sensation positive ou négative que celle ci nous procure. En étant équanime sans réaction vis à vis d’elle, celle-ci n’est plus marquée/intégrée dans notre corps et esprit. Elle s’est évaporée, désintégrée, elle n’a plus le sens d’exister.

Toujours est-il qu’après ce Sankhara, je me sentais plus légère. En repensant à lui, je ne ressentais plus rien, pas de sensation négative à son égard, c’est comme si il ne vivait plus en moi. Au long de Vipassana, je m’étais rendue compte de l’impact positif de la technique sur l’aspect physique. Je n’avais pas eu mal au ventre pendant mes règles, ni de migraines comme à l’accoutumée. Et ce jour là, c’était encore plus profond, l’esprit plus frais plus efficace, la respiration plus fluide, même les projets et envies étaient clair comme de l eau de roche.
Je passais donc la journée tranquilement, le soir venu on avait un dernier cours sur comment cultiver le bonheur.
Prendre conscience de d’abord s’aimer soi même pour aimer les autres, la dissolution de la possession : mon, ma, mes , MOI..
Chercher le divin en soi en accedant à une conscience supérieure plutot que le diable chez les autres…
Quand on a depassé la simple recherche des plaisirs , quand on a des actes et paroles soufflées par notre conscience et pas seulement par le désir d’en tirer un avantage personnel on se sent porté par quelque chose…de plus grand que nous. Cela arrive quand on trouve notre mission. On découvre alors que cela surpasse largement tout ce que peut nous apporter l’éphémère satisfaction de nos désirs.

Puis le 10e jour arriva. Celui-ci etait bien différent puisque qu’après la méditation de 10h, on reprenait la parole. J’appréhendais un peu ce retour au bruit, de devoir recommuniquer avec les autres. Mais j’avais aussi hâte de découvrir l’expérience des autres élèves.
Que ce soit ce petit papi bourru qui avait l’air d’avoir été trainé de force à Vipassana où cette femme au visage si triste qui portait toute le misère du monde, tous affichaient désormais un visage lumineux,
Souriant, solaire. Pour la première fois je pouvais mettre un prénom sur ces visages que j’avais cottoyé pendant 10jours. Leslie, Yasmin, Elise, Julian… ont avaient tous vécu l’aventure différement mais une chose était sure, elle nous avait tous changé.

Après les donations, (l’expérience, la nourriture orgasmique, les lits confortables, le service, les professeurs, tout cela est estimé par soi même, le but etant non lucratif ) on décidait d’aller escalader le Mont Cooroora qui nous avait pendant tout ce temps offert de merveilleux lever et coucher de soleil.
Il était temps de s’élever..

Je recommande vraiment à chacun cette expérience, même si vous n’avez jamais médité, c’est vraiment un cadeau qui n’a pas de prix que vous vous offrirez..

« Celui qui est le maitre de lui même est plus puissant que le maître du monde.  » Bouddha